Mes Revues Littéraires

Les Archives de Roshar : La Voie des Rois (I), Brandon Sanderson.

Enfin, le repos est arrivé pour moi ! Après une semaine et demie à suer au boulot avec des demis-moments de liberté, je vais pouvoir me détendre sur un transat avec ma pile de livres et mon ordinateur pour écrire la suite de mes romans, dans lesquels j’ai malheureusement accumulé beaucoup de retard.

De mon côté, niveau lecture, j’ai bien avancé, à tel point que j’ai terminé La Voie des Rois ! Mille pages de fantasy, de magie, de machinations complexes, rien que ça, pour une durée de lecture qui se compte en plusieurs dizaines d’heures…

Avant de démarrer le bilan, quelques mots de présentations :

Il faut savoir que ce volume marque le début d’une saga initialement prévue de trois tomes (La Voie des Rois, Le Livre des Radieux et Justicière) : or, les livres étant tellement conséquents, ils ont tous été divisés en deux parties. Je vous livre donc ici ma critique de la première partie du premier bouquin.

L’histoire commence avec le meurtre du roi Aléthi Gavilar Kholin au cours d’une fête somptueuse, par un mystérieux combattant que l’on appelle un Porte-Eclat, des armures mystiques, avatars des anciens Chevaliers Radieux. Six ans plus tard, et depuis la mort du roi, son fils Elhokar a hérité de la couronne et entretient la guerre déjà entamée contre les Parshendis, tandis que Dalinar, le frère de Gavilar, consacre désormais sa vie à la protection de son neveu, alors qu’il est en proie à d’étranges visions qui semblent l’affaiblirent de plus en plus, et ce malgré la désapprobation de son fils Adolin. De l’autre côté du continent, la jeune Shallan Davar poursuit Jasnah Kholin, fille du défunt Gavilar, avec en tête l’idée de devenir sa pupille pour mettre en action le terrible plan qu’elle a imaginé avec ses frères pour tirer leur famille de leurs ennuis. Enfin, Kaladin, ancien soldat, se trouve jeté contre sa volonté dans l’armée d’Elhokar en tant qu’homme de pont et découvre le tragique sort qui leur est réservé ; accompagné d’une étrange entité, Sylphrena, il lutte tant bien que mal dans cette guerre insensée.

Vous avez eu du mal à suivre ce bref résumé ? Eh bien, accrochez-vous. La lecture de ces mille pages est infiniment plus compliquée que cela (mais infiniment plus passionnante).

Je dois vous avouer qu’au début, la lecture s’est révélée difficile et ardue ; j’ai éprouvé beaucoup de peine à me plonger dans le monde de Roshar à cause de sa complexité et de la profusion d’informations que Brandon Sanderson nous donne à mesure que le récit avance ; démêler les conflits, les castes sociales, visualiser la fragmentation des royaumes et les liens étroits et distants qui unissent les personnages.

J’ai failli renoncer plusieurs fois tant ce voyage littéraire s’avère rude : Brandon Sanderson nous fait passer d’un personnage à l’autre, en décrivant un univers tout nouveau, à la croisée de Star Wars et des sociétés médiévales, et c’est souvent compliqué de s’attacher aux protagonistes, de fait. Attendez-vous à nager dans la confusion durant les premiers chapitres.

Mais je dois dire que je suis ravie de m’être forcée à continuer la lecture. Passé les deux cents premières pages, on découvre peu à peu Kaladin, Shallan, Dalinar, Jasnah, Adolin et le mystérieux Szeth plus en profondeur et les enjeux et les ravages de la guerre en Alethkar, leur patrie, et comment l’abandon des Chevaliers Radieux des millénaires plus tôt a radicalement entaché leur futur.

L’auteur nous livre le récit d’un univers qui regorge de précisions, dans les moindres détails, depuis leurs coutumes à leurs croyances, à l’organisation de la caste sociale. J’ai particulièrement aimé le rôle primordial que tiennent les femmes au sein de ce récit de fantasy, parce que, ne nous mentons pas, on rencontre le plus souvent des personnages masculins dans ce genre de lecture. Sans aucun doute, le récit est fouillé, recherché, et original ; je veux dire par là que cela change des sempiternelles prophéties qui motivent la lutte et le combat des uns et des autres.

Le mystère est entretenu tout au long du récit, avec les énigmatiques songes de Dalinar Kholin, l’oncle du roi, que son fils Adolin tente de raisonner et le passé tumultueux et sombre de Kaladin, un ancien chef de guerre réduit à l’esclavage après avoir perdu une bataille. Enfin, la jeune Shallan se voit dans l’obligation de poursuivre Jasnah Kholin, la sœur d’Elhokar, pour devenir sa pupille et sortir sa famille du pétrin dans lequel elle est fourrée.

Il est assez difficile pour moi de vous rédiger une critique étant donné la complexité de l’œuvre, et aussi parce que je ne veux pas de tout vous dévoiler si l’envie de lire La Voie des Rois vous prend. Je ne peux que vous le conseiller, vous ne le regretterez pas ; le tout est de ne pas flancher dès les premières pages, il faut s’accrocher un peu pour après rencontrer un univers bouleversant, portée par une écriture magistrale. Personnellement, je ne suis pas déçue de ma lecture, c’est la première fois depuis longtemps que je réussis à apprécier une fantasy dans toute sa splendeur.

Sur ce, je vais de ce pas m’empresser d’aller acheter le tome 2 de la Voie des Rois et d’attaquer une nouvelle lecture. J’espère vous avoir donné envie de partir à la découverte de Kaladin (je suis amoureuse de lui. Vraiment !), Shallan et les autres.

Bonne journée mes petites étoiles !

1 réflexion au sujet de “Les Archives de Roshar : La Voie des Rois (I), Brandon Sanderson.”

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