Mes Revues Littéraires

Les Élégies de Duino, Rainer Maria Rilke.

Enfin un moment de libre pour rédiger ma critique sur les Elégies de Duino, le recueil de poésie de Rainer Maria Rilke que j’ai terminé il y a maintenant presque deux semaines (entre-temps, j’ai eu le temps de lire deux autres merveilleux livres dont je vous parlerai très rapidement).

Que dire sur cette lecture… Elle commence avec la volonté de travailler sérieusement mes cours. En effet, cette œuvre se trouvait au programme de ma troisième année de licence, et se décompose en dix élégies. Pour rappel aux novices en matières de poésie, une élégie se définit comme un « poème lyrique, qui chante les douleurs de l’homme telles que la mort, l’amour contrarié, la séparation ». A l’origine, je n’étais censée que lire la huitième élégie, mais comme je suis une femme qui aime faire les choses de manière complète, je me suis dis que j’allais en lire l’intégralité.

Quelle erreur…

A l’origine, je ne suis pas très fan de poésie. Si j’aime beaucoup les Fleurs du Mal de Baudelaire et plus largement la poésie classique de nos auteurs français, je n’ai jamais lu de traduction de poésie étrangère, d’autant plus que j’ai toujours un peu de mal à comprendre les sentiments exprimés. Il faut bien souvent avoir une grande culture historique ou personnelle pour ne pas avoir à s’acharner sur les vers pour les décrypter.

Dans les Elégies de Duino, je n’ai même pas retrouvé la musicalité que j’apprécie pourtant dans les autres poèmes même si j’en saisis difficilement le sens ; écrit en prose, Rilke nous livre son angoisse de la mort et de la vie à travers de nombreuses expressions abstraites, alambiquées, trop philosophique pour en saisir le sens du premier coup. Je savais que Rilke était un poète compliqué à lire et cela ne me dérangeait pas, mais au cours des dix élégies que j’ai lue, je m’attendais tout de même à saisir le sens général ou au moins le thème de l’angoisse, or je n’ai pas vu de changement entre les dix élégies ce qui m’a complètement perdue ; vraiment, ce n’était pas une lecture agréable pour moi, je sentais mon esprit tâtonner dans le noir.

J’ai souvent eu l’impression de lire un charabia, une logorrhée. Je n’ai pas trouvé cela poétique non plus, et peut-être qu’avec un peu plus de culture, j’aurais pu en apprécier partiellement le contenu mais cela demeure extrêmement confus dans mon esprit.

Je ne peux avoir d’esprit tranché sur ce livre puisqu’en fait je ne l’ai pas compris et que cela provient surement de mon interprétation personnelle, comme souvent dans la poésie : ce n’est pas comme dans les romans où l’on ressent de manière différente une chose commune. C’est le problème de l’abstrait.

Si vous êtes curieux/curieuse, je ne saurais que vous encourager à lire ce recueil mais avec beaucoup de recul et de réserve sur les mots de Rilke. Surtout, je vous conseille du temps et de la patiente pour tout déchiffrer, et analyser. Peut-être que le texte est plus fort que ce que je n’en ai saisi (surement d’ailleurs, c’est tout de même une œuvre classique…), mais… de l’abnégation, vraiment.

Ma prochaine critique à venir portera sur Je ne t’oublie pas, de Sébastien Didier, et croyez-moi, je vais avoir bien plus de choses à vous raconter !

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