Mes Revues Littéraires

La Passe-Miroir (1) : Les Fiancés de l’Hiver, Christelle Dabos

ALERTE COUP DE COEUR.

Il y a quelques jours, j’ai décidé qu’il était temps pour moi de me replonger dans de la fantasy. Durant le mois de février, j’ai lu énormément de romances, et au bout d’un moment j’ai fait une petite overdose de tout ces bons sentiments. A part la saga des Archives de Roshar et celle du Sorceleur, je ne lis plus tellement de fantasy depuis longtemps, et le sentiment d’excitation finit par manquer, d’autant que ce genre littéraire est et restera mon premier amour.

Comme j’en ai entendu beaucoup de bien et que je l’ai souvent vu passer dans les publications Instagram, je me suis donc arrêtée sur la saga de la Passe-Miroir que j’ai dévorée ! Je comprends pourquoi tout le monde en parle avec autant d’enthousiasme parce que la saga de Christelle Dabos m’a conquise en l’espace d’une journée – oui, j’ai lu le premier d’une seule traite, je n’ai rien fait de ma journée !

Note : 5 sur 5.

TITRE : La Passe-Miroir (1) : Les Fiancés de l’Hiver

AUTEUR : Christelle Dabos

ÉDITÉ PAR : Gallimard Jeunesse

NOMBRE DE PAGES : 528 pages

DATE DE PARUTION : 06 Juin 2013

GENRE : Fantasy

PRIX : Grand Format (Broché) : 19€
Petit Format (Broché) : 9 €
E-Book : 8,50 €

RÉSUMÉ : Sous ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers: elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons, la jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Passer les miroirs, ça demande de s’affronter soi-même. Il faut des tripes, t’sais, pour se regarder droit dans les mirettes, se voir tel qu’on est, plonger dans son propre reflet.

L’Archiviste à Ophélie

Mon dieu, quel livre, quel coup de cœur ! Par où commencer pour vous décrire le superbe tourbillon de sentiments et de joie qui va inévitablement vous rattraper à la lecture des pages ! Des personnages à l’intrigue, en passant par l’écriture, c’est tout simplement exceptionnel, génialissime.

Commençons par les personnages. Je dois avouer que je suis tombée amoureuse de Thorn et sous le charme d’Ophélie, que j’ai haï et en même temps eu pitié de Berenilde et eu beaucoup d’affection pour la tante Roseline.

Ophélie glissa derrière ses oreilles les mèches de cheveux qui lui roulaient sur le front, pour se dégager le visage. Ses lunettes s’éclaircirent sur son nez, dispersant la grisaille qui s’y était accumulée depuis des heures. Elle était en train de faire l’expérience de sa propre Déchirure. Elle avait toujours la peur au ventre, mais elle savait maintenant ce qui lui restait à faire. Elle devait relever le défi.

Ophélie est une jeune Animiste qui peut lire les objets en les touchant ; elle possède également la faculté de se déplacer en passant d’un miroir à l’autre. Son caractère doux et discret cache toutefois une force et une détermination que personne ne soupçonne ; c’est pour moi sa plus grande arme. Elle demeure assez mystérieuse, et même si elle sait être complaisante, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds malgré les horreurs que lui fait subir Berenilde, la tante de Thorn. Elle représente typiquement le genre de femmes que j’aime dans les fantasy, déterminée, celle que l’on attend pas, sur laquelle on ne parierait pas un sou. C’est une out-sider dans toute sa splendeur.

Je ne suis pas un grand bavard, dit-il enfin. J’ai toujours considéré que parler était une perte de temps, mais, j’espère que vous l’aurez remarqué, j’essaie d’aller à l’encontre de ma nature.

Thorn à Ophélie

Thorn est lui aussi un out-sider, à un tout autre niveau. Froid et mystérieux, il s’agit d’un bâtard pour lequel tous nourrissent une haine incompressible, et souhaite le voir six pied sous terre. Lorsqu’il est fiancé à Ophélie, il se montre méprisant avec elle, mais s’ouvre peu à peu et une réelle relation se créer, jusqu’à ce que notre héroïne ne perde confiance en lui lorsqu’elle perce à jour son plan machiavélique pour gagner les faveurs de l’esprit de famille. Je le soupçonne – ne me révélez rien !!!! – d’avoir tout de même de vrais sentiments pour la jeune fille. En effet, il se montre attentionné sans en avoir l’air, il s’inquiète et la protège, et je n’arrive pas à croire qu’il fait cela uniquement pour le bien de son stratagème.

Enfin, Berenilde et Roseline. Ce sont toutes les deux des tantes – celles de Thorn et d’Ophélie respectivement -, mais elle ne sauraient être plus différentes l’une de l’autre. La où Berenilde est capricieuse, pourrie gâtée, Roseline montre beaucoup d’affection pour sa nièce, qu’elle protège du mieux qu’elle peut. Berenilde m’a fait pitié parce qu’elle est clairement désespérée à l’idée d’avoir perdu l’amour de son esprit de famille, mais je l’ai haïe pour son côté cruel et intéressé. Je ne sais pas comment me positionner par rapport à elle, j’attends de lire la suite pour me faire une idée plus poussée.

J’aurais dû brûler cette chose quand vous aviez le dos tourné, soupira Berenilde en agitant son éventail. On ne fait pas son entrée à la cour du Pôle avec une écharpe mal éduquée.

– La cour ! souffla Roseline en grattant le papier de sa plume. Un bien joli mot pour désigner une grotesque scène de théâtre où les coups de poignard se distribuent dans les coulisses

Quoiqu’il en soit, les personnages sont plus profonds qu’ils n’y paraissent au premier abord. L’intrigue est construite autour d’un univers original ; les pays sont en réalité des arches, fragments du monde qui flottent dans les airs depuis la Déchirure qui a fait voler en éclat l’ancien monde. Les habitants sont dévoués à leur Esprit de Famille, sorte de divinité qui est leur ancêtre commun et qui leur transmet une partie de leur pouvoir. La Citacielle est la capitale de l’arche polaire du Pôle, où résident les noble et l’Esprit de Famille. C’est dans cet endroit qu’Ophélie est catapultée et dans lequel elle doit faire attention à chacun de ses pas au risque de se faire tuer.

On peut aimer d’un seul regard. D’ailleurs, on ne s’aime jamais si bien que quand on se connaît fort mal.

Les verres cassés commençaient déjà à cicatriser, mais il leur faudrait plusieurs heures avant guérison complète. Ophélie les posé sur son nez. Un objet se réparait plus vite s’il se sentait utile, c’était une question de psychologie.

L’intrigue demeure assez floue durant une bonne partie de l’histoire, et consiste majoritairement à dissimuler l’identité d’Ophélie, et à survivre parmi les nobles qui cherchent à s’en prendre à elle ou à son fiancé. Nous ne comprenons pas tout de suite qu’elle est la motivation de Thorn pour épouser Ophélie, qu’il paraît détester, mais plusieurs questions sont soulevées jusqu’à la révélation de la machination. Nous passons par toute une gamme de sentiments alors que la relation entre les deux fiancés se nouent, qu’Ophélie révèle sa véritable force de caractère, nous tremblons face à tous les pièges qui se dressent sur son chemin et les révélations de Berenilde.

« Le charme est la meilleure arme offerte aux femmes, il faut t’en servir sans scrupule. »

Alors que l’ascenseur reprenait sa montée, Ophélie se fit la promesse de ne jamais suivre le conseil de sa sœur. Les scrupules étaient très importants. Tant qu’Ophélie aurait des scrupules, tant qu’elle agirait en accord avec sa conscience, tant qu’elle serait capable de faire face à son reflet chaque matin, elle n’appartiendrait à personne d’autre qu’à elle-même.

Alors oui, il ne se passe pas tellement d’actions dans ce premier tome mais les jalons sont posés pour une suite véritablement prometteuse et que j’ai hâte de découvrir. L’univers nous submerge totalement dans ce premier volet, et c’est une très belle introduction à toutes les machinations qui attendent notre héroïne.

De Thorn elle s’était attendue à tout. Brutalité. Mépris. Indifférence.

Il n’avait pas le droit de tomber amoureux d’elle.

Ai-je vraiment encore besoin de vous dire à quel point j’ai adoré ce premier livre ? Oui ? Alors voilà, j’ai adoré, adoré, adoré ! Je n’ai qu’une hâte, celle de me dégager du temps pour découvrir le tome 2, plus conséquent encore. L’histoire tourne en boucle dans mon esprit, et je n’arrête pas d’y penser depuis que j’ai terminé le roman. Je me demande ce qu’il va se passer, comment va s’articuler la relation entre Thorn et Ophélie, comment la jeune femme parviendra-t-elle a prendre son destin en main.

En réalité, je ressens la même excitation, la même adrénaline que lorsque j’ai découvert la saga Harry Potter pour la première fois, c’est puissant et ça ravage mon imagination ! Vous n’imaginez pas à quel point cela me fait du bien. Je n’avais plus ressenti ce sentiment depuis des années !

Je vous retrouve pour la critique du tome 2 dès que je parviendrais à trouver le temps pour le dévorer !

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