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Pour Un Selfie Avec Lui, Sam Riversag

Bonsoir mes chatons !

Eh oui, bonsoir… A l’heure où je vous écris, l’horloge de mon salon indique 22h31, une heure légèrement improbable pour se mettre à travailler mais que voulez-vous… On ne contrôle pas le génie créateur !

Plus sérieusement et sans me la péter outre mesure, je viens de lire d’une seule traite le roman feel-good « Pour Un Selfie Avec Lui » de Sam Riversag, et… il faut qu’on en discute un peu, les amis ! Comme je l’ai fini il y a plusieurs heures déjà, il s’agit d’une réaction « à chaud » mais avec tout de même un certain recul sur les impressions que j’en ai eu tout au long de la journée.

*** PRESENTATION***

TITRE : Pour Un Selfie Avec Lui (Tome 1 : Mary et Lola).

AUTEUR : Sam Riversag

EDITE PAR : Autoédition

GENRE : Feel-good, Chicklit

PRIX : Broché : 6,99€

            Kindle : 0,99€

NOMBRE DE PAGES : 239 pages

RESUME : A Londres, la vie de Mary se trouve chamboulée lorsqu’elle surprend son petit ami outrageusement dénudé en compagnie d’une autre donzelle dans leur appartement.
Au diable Simon! Vive la femme libre! Le credo semble facile à tenir, mais voilà que le félon demande son pardon. Son cœur déçu la somme de lui résister, pourtant c’est plus fort qu’elle, elle se lance dans un « je t’aime moi non plus » dont elle ne sortira pas indemne et fomente des idées de vengeance…

Un humour décalé, deux personnages irrésistibles, une immersion totale dans notre époque.

***

MON AVIS.

Une lecture feel-good et « chill », idéale pour tromper l’ennui et passer le temps dans un univers drôle, décalé avec des personnages amusants ! En revanche, je ne vous le recommande pas pour une lecture passionnée et enflammée qui bouleversera vos pensées.

Voici donc ce que j’en ai pensé.

LES PLUS :

Le premier point fort de ce roman est l’authenticité des personnages auxquels nous nous identifions facilement et auxquels nous nous attachons rapidement malgré leurs maladresses et leurs bêtises qui jalonnent tout le roman. Les réactions de Mary et de Lola sont naturelles et l’alchimie qui existe entre les deux amis est une dynamique et une constante essentielle tout au long du roman. Si tout le monde s’éloigne puis revient vers Mary, Lola, sa meilleure amie, est sa seule constante, et dieu sait combien elle est rafraîchissante. Je me suis beaucoup attachée à Lola, et c’est très clairement elle qui m’a fait tenir le long du roman. J’ai particulièrement apprécié la justesse d’écriture de l’auteure pour parvenir à dresser des profils psychologiques bien définis et à créer des personnages en résonnance avec des personnes du quotidien sans jamais tomber dans l’exagération. Ils sont frais, légers, décalés, et plein d’humour.

Deuxième point fort, j’ai adoré le fait que l’auteure ponctue son récit de flash-back qui permettent de nourrir les relations entre les personnages (Mary et Simon, Mary et Lola…) et de donner lieu à des scènes comiques – je pense notamment à la scène de Ouija entre Mary et Lola qui est vraiment très drôle ! L’humour est un des piliers de ce roman et nous le retrouvons tout particulièrement dans la personnalité déjantée de Lola ; parfois dans celle de Mary, que je trouve cependant plus pathétique à certains moments.

J’aime aussi particulièrement l’intrigue initiale – l’infidélité de Simon – qui est une situation qui somme toute arrive suffisamment souvent pour que n’importe qui puisse s’y retrouver à un moment ou à un autre. Les remarques acides de la part de Mary tout au long du roman confirment cette authenticité qui caractérise cette première impression. L’évolution du personnage de Mary s’établit au fur et à mesure que la lecture avance et fait de prime abord plaisir à lire : elle est fraîche, pimpante, et redevient elle-même au lieu de s’enfoncer dans la dépression, comme si cette rupture était libératrice, ce qui pointe le doigt sur la toxicité des relations amoureuses et le système dysfonctionnels du dominant et de la dominée. Attention cependant, vous risquez de déchanter rapidement à un certain stade de la lecture.

Enfin, j’ai beaucoup aimé les références ponctuelles que l’auteur fait à la pop-culture et qui trouve une résonnance particulière chez les gens de ma génération – et les autres – que l’on soit fan ou non ! Il y a une espèce de culture commune qui est installée dans le roman à travers cette intrigue si souvent utilisée et des personnages auxquels le lecteur peut s’identifier rapidement. C’est véritablement une histoire – du moins, lorsqu’on la considère de la manière la plus terre-à-terre possible – qui pourrait arriver à tout le monde. Quelle fille n’a jamais cette forme de relation toxique où le désir de notre moitié surpasse souvent le nôtre – bien souvent lorsque l’on manque d’expériences amoureuses… – au point que l’on se perd soi-même pour satisfaire l’autre.

A la fin du roman, vous pourrez découvrir le point de vue de Simon – je ne vais pas vous dévoiler sa situation – ce qui est vraiment intéressant parce qu’au final, même si nous l’avons vu tout au long du roman, il est au final très peu présent ou important dans ce premier tome. Son ^pint de vue est d’ailleurs vraiment bien écrit, les quelques lignes que dévoile l’auteure à la fin de son roman ont su piquer ma curiosité. J’avoue que je me tâte à acheter le tome 2 parce que je ne peux pas laisser l’histoire se finir sans avoir la version de cet enfoiré – enfin, c’est ce qu’on verra !

LES MOINS.

Malgré de bons points forts qui auraient pu faire décoller l’intrigue, j’ai tout de même été déçue par ce roman, ou plutôt passablement agacée par Mary, notre protagoniste principale.

Avant de vous parler plus en détails de ce qui m’a perturbé sur le fond, j’ai déjà plusieurs remarques à effectuer sur la forme. Comme beaucoup de romans autoédités, l’auteure commet à quelques reprises des maladresses syntaxiques, qui finissent cependant par s’accumuler. Guillemets manquants, phrases longues qui alourdissent la lecture, des incises absentes au niveau des dialogues ce qui induits de descriptions absentes, répétitions, lourdeurs, ponctuations approximatives… L’accumulation d’erreurs qui témoignent  d’un évident manque de maîtrise des codes syntaxiques – et je le comprends, cela n’est pas inné ! Toutes ces erreurs, même si elles n’aident pas à une lecture fluide, sont cependant pardonnables pour moi. J’ai vu pire, bien pires.

Narrativement, ce qui m’a plus dérangée, ce sont les descriptions pour le coup inexistantes – j’ai besoin de contexte ! – les contradictions récurrentes qui apparaissent toutes les cinq minutes. D’un coup Mary se présente comme une femme forte mais l’instant d’après elle se soumet totalement au goujat qui l’a trompée ! Après elle nous dit qu’elle veut que Simon la respecte plus, mais deux pages plus loin aimerait qu’il redevienne un macho… Dites, elle est pas un peu bipolaire la Mary ?

Autre chose, j’ai eu plusieurs fois l’impression que la violence était normale voire même banale. Dans les premières pages, notre héroïne se fait gifler par son copain ; plus loin, lors de la première réconciliation, c’est la mère de Mary qui frappe le gendre ; encore plus loin, alors que la mère de Mary vit avec sa fille et son gendre, ce dernier étrangle sa belle-mère presque jusqu’à mort avant que Mary ne les sépare et que la soirée reprenne son cour normal. Est-ce que c’est moi qui débloque où c’est juste complètement banalisé, toute cette violence ? En me proposant son SP, l’auteur m’a dit que son roman était décalé ; je le conçois, mais j’aurais toujours du mal avec la banalisation de la violence physique, je ne conçois pas que les relations amoureuses puissent se construire comme telles. Et qui dit décalé ne dit pas absence de réalisme pour moi !

Plusieurs fois, je me suis demandée si je n’avais pas à faire à une ado pré pubère de quatorze ans plutôt qu’une adulte dans la bonne vingtaine/trentaine. Si j’ai aimé le fait de pouvoir me reconnaître dans ce côté « infidélité » et  « manipulation professionnelle », j’ai trouvé à plusieurs reprises Mary pathétique, voire franchement débile. Quelle adulte se met en tête de mentir sur la grossesse pour réconcilier les parents de son mec et les siens ? A la rigueur, si je n’ai pas accroché avec son admiration éperdue pour Benedict Cumberbatch et toutes les réflexions creuses qui vont avec (le cerveau reptilien), je la conçois, et c’est même assez drôle dans un sens. Mais que l’intrigue tourne en rond comme ça, que Mary continue de se remettre puis de se séparer de Simon en se promettant de ne jamais y retourner – au grand jamais – et pleurnicher deux jours après qu’il lui manque…

Sur 200 pages, c’est long. Trop long. J’aurais préféré que l’auteure se concentre plus sur la relation avec Trevor et son évolution. Plus globalement, j’ai souvent trouvé que les rebondissements n’étaient pas aboutis, tirés par les cheveux, qu’ils tombaient comme un cheveu sur la soupe. C’est dommage que ces remarques descendent un peu les points forts que je vous ai mentionné plus haut – pour moi, la stupidité de Mary que je considère pour le coup comme une serpillière et une girouette (je suis désolée mais appelons un chat un chat…) torpille pas mal des bons côtés de ce roman et ce qui m’a vraiment plu. Peut-être était-ce dans le but de rajouter du comique à l’histoire mais de mon côté, ce n’est pas réussi.

Pour conclure je dirais que c’est un roman qui présente des aspects intéressants et qui pourrait faire de lui une vraie bonne lecture, malheureusement cela manque d’aboutissements à mon sens. Toute l’action de l’histoire se déroule dans les quarante dernières pages, l’essentiel se concentre sur la relation trop toxique de Mary et Simon, et à force de s’y appesantir, l’histoire perd de charme pourtant évident. Je pense que l’auteure n’exploite pas les côtés réellement comiques – la folie de Lola par exemple, les maladresses de Mary – sans réussir à ne pas tomber dans le cliché, ce pourquoi je trouve notre protagoniste à la limité de la bêtise. Dommage, les cinquante premières pages étaient vraiment prometteuses ! Malgré tout, ma curiosité quant au personnage de Simon est piquée, j’achèterai probablement le Tome 2 !

Peut-être le problème vient-il du fait que je ne sais tout simplement pas ne pas me prendre la tête ? En tout cas, je n’ai pas détesté. Au contraire, je suis déçue de la tournure des événements, parce que je pense que cette histoire a du potentiel. C’est tout pour ce service presse ! Je vous retrouve pour, je l’espère vite, la critique du Royaume d’Arkadis de Roy Ducarme qui met du temps à venir… mais en attendant, je vais me coucher !

Bonne soirée… ou plutôt, bonne journée à vous, on se retrouve vite !


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